Français enlevés au Cameroun : la piste Boko Haram

François Hollande a confirmé l'enlèvement au Cameroun de sept ressortissants français. Bien que le rapt n’ait pas été revendiqué, plusieurs voix se sont élevées pour pointer le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Antoine Delpierre
Le 19/02/2013 à 20:32
Mis à jour le 19/02/2013 à 20:50

Sept Français ont été enlevés mardi dans l'extrême-nord du Cameroun, à la frontière du Nigeria. Une prise d'otages dont le groupe islamiste nigérian Boko Haram pourrait être l'auteur. Si en France ce groupe terroriste reste peu connu, au Nigeria où il est implanté, son nom évoque la terreur. Eclairages de spécialistes pour BFMTV.

"L'éducation occidentale est un péché"

En langue haoussa, Boko Haram signifie "l'éducation occidentale est un péché". Lancée en janvier 2004, cette secte veut imposer un état islamique dans le nord du Nigeria, avec une stricte application de la charia.

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Edouardo Rihan-Cipel, membre socialiste de la Commission de défense, précise que depuis 2009, ses membres ont déjà commis "plus de mille morts dans des attaques terroristes".

Liens avec Aqmi

D'autre part, ce mouvement aurait des liens avec al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais "les cibles ne sont pas les mêmes ni les intérêts, c’est un produit typiquement local", explique Hichem Yaïche, expert en géopolitique, qui reconnaît néanmoins que "des échanges de type logistique" peuvent se produire.

Toutefois, les ravisseurs pourraient aussi appartenir au groupe Ansaru, une branche de Boko Haram, déjà connu des services français.

C’est ce groupe qui en décembre dernier enlevait au Nigeria, le Français, Francis Collomp, un ingénieur de 63 ans.

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