Otages en Algérie : revivez la journée de vendredi

Selon un dernier bilan de l'agence Algérie Presse Service, au moins 12 otages ont trouvé la mort pendant les opérations de l'armée algérienne. Une trentaine sont toujours portés "manquants" et 673 ont été libérés.

A. G | M. T. et V. G. avec AFP
Le 18/01/2013 à 7:50
Mis à jour le 18/01/2013 à 20:54
C'est dans ce site industriel gazier, dans le Sahara, que la prise d'otages a eu lieu. (Farouk Batiche - AFP) Autre photo du site gazier d’In Amenas. (KJETIL ALSVIK-STATOIL-AFP)

L'armée algérienne a lancé un assaut sanglant jeudi contre le groupe islamiste armé qui retenait des dizaines d'otages, dont plusieurs Français. Aucun bilan officiel n'a été établi, mais selon plusieurs agences de presse, au moins 12 otages auraient été tués, dont un français, ainsi que 18 terroristes.

>> À lire : "Algérie : ce qu'il faut retenir de la journée de vendredi".

>> L'ESSENTIEL

• 573 Algériens et une centaine d'étrangers seraient libres

• 18 ravisseurs auraient été tués, dont un Français

• 12 otages aurait également été tués depuis le début des opérations, dont un français

19h56 - Toujours selon des sources proches des réseaux islamistes, 3 Belges, 2 Américains, un Japonais et un Britannique seraient encore détenus par les islamistes.

19h41 - sept otages étrangers encore aux mains du commando islamiste, ont affirmé des sources islamistes à l'Agence mauritanienne Nouakchott Information (ANI).

Des sources au sein du groupe islamiste auteur de l'attaque, "les Signataires par le sang", ont affirmé à ANI que les ravisseurs "détiennent encore sept otages étrangers dans l'usine, dont ils ont fait exploser une partie pour repousser les forces algériennes".

19h30 : selon un nouveau bilan de l'agence Algérie Presse Service, qui cite une source sécuritaire, "en plus des 18 terroristes mis hors d'état de nuire, 12 employés algériens et étrangers ont péri" depuis le début de l'opération de l'armée.

Cette source n'a en revanche pas donné de précision sur le nombre et la nationalisté des victimes étrangères. Elle a en revanche affirmé qu'il s'agissait d'un bilan provisoire.

19h15 - La Norvège, toujours sans nouvelles de huit ressortissants sur le site gazier algérien, doit se préparer à "de mauvaises nouvelles", a affirmé son Premier ministre, Jens Stoltenberg, vendredi. 

Pour expliquer sa mise en garde, Stoltenberg a fait valoir que "de nombreuses" personnes, dont l'identité reste à déterminer, avaient été tuées lors de l'opération militaire algérienne jeudi, que cette intervention était encore en cours et que des otages restaient aux mains des ravisseurs.

19h05 - La menace terroriste peut-elle se déplacer sur le territoire français ? Pour le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le risque est permanent. "Nous faisons face à un ennemi intérieur lié à des réseaux terrorristes. [...] Nous faisons face à un terrorisme à la fois global et local", a-t-il déclaré lors d'un point presse, vendredi.

"Si Manuel Valls le dit, c'est qu'il a des informations" a réagi sur BFMTV, l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière sur BFMTV. "Il est clair qu'il y a une élévation du risque et c'est pour ça que le ministre a demandé aux services de renseignements de renforcer leur vigilance."

18h40 - Alors que l'opération de libération des otages et de traque des terroristes est toujours en cours, la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a déclaré que "Washington ne négociera pas avec des terroristes" dans la crise des otages actuellement en cours en Algérie.

Elle était interrogée sur l'offre faite par les preneurs d'otages de libérer des Américains en échange d'islamistes détenus aux Etats-Unis. Une politique de non-négociation également partagée par l'Algérie.

17h45 - Les assaillants retranchés dans la salle des machines. D'après les informations recueillies par la correspondante de RFI et France24, l'assaut mené par les autorités algériennes vendredi après-midi se concentrait sur la salle des machines où s'étaient retranchés sept à dix assaillants. Leurs menaces de "tout faire sauter" auraient provoqué la décision de couper le gaz sur le site.

>> À lire : Otages en Algérie : "7 à 10 combattants retranchés"

17h30 - Pourquoi l'assaut a-t-il été si violent ? Les forces d'intervention algériennes ont choisi la manière forte pour intervenir.

Un choix dû d'une part à l'importance du site attaqué par les terroristes : "10% de la production de gaz algérienne", estime l'ancien ministre de la Défense Paul Quilès.

D'autre part, au fait que l'armée algérienne joue l'autonomie face au pouvoir politique. C'est l'analyse que fait Dominique Rizet, consultant police-justice pour BFMTV. "Ce n'est pas comme en France, où le ministère de l'Intérieur donne le 'la'", note-t-il.

Enfin, cette virulence s'explique aussi par l'histoire de l'Algérie. Le fondateur du GIGN Christian Prouteau rappelle que les Algériens ont connus "une opposition intérieure avec les islamistes très importante". Pas question donc de faire preuve de faiblesse face aux terroristes, ni de négocier.

>> A LIRE : L'analyse complète de BFMTV.com

17h05 - "Un terrorisme global et local." Vendredi après-midi, le ministre de l'Interieur Manuel Valls a commenté les récents évenements en Algérie et demandé aux services de rensignements français la plus grande vigilance.

"Nous faisons face à la fois à un terrorisme global et local. Il peut frapper. La mobilisation des forces de l'ordre, la vigilance à travers le plan Vigipirate rouge renforcé, le travail de renseignement dans notre pays et en lien avec d'autres Etats démontrent notre mobilisation", a-t-il déclaré.

17h00 - 100 otages étrangers libérés, 30 manquants. Sur les 132 otages étrangers recensés sur le site, une centaine auraient pu être récupérés, selon un nouveau bilan publié par les autorités algérienne. On serait sans nouvelles d'une trentaine d'entre eux.

16h50 - Le point sur la situation des otages. Des centaines de travailleurs algériens et occidentaux étaient présents, mercredi à l'aube, sur le site gazier d'In Aménas quand les groupes islamistes ont attaqués. Vendredi, après l'assaut de l'armée algérienne, ils ne seraient plus que quelques dizaines sur l'usine et le site de vie avec une poignée de ravisseurs.

Depuis, 573 Algériens et une centaine d'étrangers auraient été libérés, et une trentaine d'otages auraient péris.

16h45 - La crise est "en cours" et "sensible". C'est ce qu'affirmait vendredi après-midi, sous couvert d'anonymat, un haut responsable américain. Selon lui, "la plus grande priorité est la sécurité des otages".

16h20 - Neuf otages blessés hospitalisés à Alger. Selon le ministère algérien de l'Energie et des Mines, relayé par le site d'information Algérie-focus, neuf otages blessés dont deux Anglais, quatre Philippins, un Japonais et deux Algériens ont été évacués à la clinique El Azhar d'Alger, où ils ont reçu les soins nécessaires.

16h00 - Un ravisseur capturé vivant. Selon le quotidien algérien El Watan, des éléments du Groupement d'intervention spéciale (GIS) ont réussi à capturer vivant un des membres du commando qui a perpétré la prise d'otages.

Celui-ci, dont la nationalité n'a pas été précisée, a affirmé que son groupe était composé de 32 personnes, et qu'il appartenait bien aux "Signataires par le sang" de Mokhtar Belmokhtar.

15h40 - Des avions médicalisés norvégiens prêts à intervenir. Oslo, toujours sans nouvelles de huit de ses ressortissants à In Aménas, a indiqué vendredi qu'elle se tenait prête à envoyer deux avions médicalisés près du site gazier. Ceux-ci faisaient cependant route vers Alger vendredi après-midi, faute d'autorisation d'atterrir à In Aménas.

15h30 - Une négociation sur le Mali et un échange. Mokhtar Belmokhtar, le chef du groupe auteur de la prise d'otages, a exprimé par le biais d'une vidéo plusieurs revendications, selon l'agence mauritanienne ANI.

Il demande à la France de "négocier" la fin de la guerre au Mali et propose de libérer "les otages américains" contre deux islamistes détenus aux Etats-Unis, un Egyptien et une Pakistanaise.

15h00 - Des entreprises françaises envisagent de rapatrier leurs travailleurs à l'étranger. Plusieurs sites implantés en Algérie du sud, présentant un profil similaire au complexe d'In Aménas, pourraient être visés à leur tour. Des sites difficiles à protéger face à des groupes armés qui connaissent bien le terrain.

14h50 - L'installation gazière mise hors service. Selon les autorités algérienne, l'installation du complexe d'In Aménas a été mise hors service pour éviter tout risque d'explosion lors de l'assaut des forces spéciales algériennes.

14h45 - 639 otages, dont plus de 60 étrangers, ont été libérés
par les autorités algériennes, selon l'agence APS qui cite un bilan officiel dressé vendredi en fin de matinée. Il s'agit du premier bilan de source algérienne sur les otages.

L'APS précise toutefois que le bilan exhaustif n'est pas encore établi, car certains employés étrangers du site gazier se sont abrités dans divers points du site.

14h30 - La France s'abstient de critiquer l'Algérie. Le ministère des Affaires étrangères a simplement évoqué une situation "particulièrement complexe compte tenu de l'ampleur de la prise d'otage" pour commenter l'assaut sanglant de l'armée algérienne jeudi soir.

"Les autorités algériennes ont estimé qu'elles n'avaient pas d'autre choix que de donner l'assaut", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, alors que l'opération a soulevé des questions à Tokyo, Londres, Oslo et Washington.

14h00 - L'otage autrichien en sécurité. Le seul ressortissant autrichien qui était retenu sur le site d'In Aménas se trouve en sécurité, a affirmé le ministre autrichien des Affaires étrangères, qui a reçu vendredi la nouvelle de son homologue algérien.

Il a toutefois précisé que les détails sur les conditions de la libération et sur l'état de santé de cet homme de 36 ans n'étaient pour le moment pas clairs.

13h20 - "Aucun refuge pour les terroristes". Le secrétaire d'État américain à la Défense Leon Panetta a lancé vendredi à Londres une mise en garde aux insurgés islamistes qui ont attaqué le site gazier d'In Aménas.

"Quelles que soient les motivations des preneurs d'otages, il n'y a aucune justification au fait de kidnapper et de tuer des innocents", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que "Les terroristes doivent savoir qu'ils ne trouveront aucun sanctuaire, aucun refuge. Ni en Algérie, ni en Afrique du Nord, nulle part".

13h10 - Peu de Britanniques encore en danger, estime David Cameron. Après un entretien avec son homologue algérien, le Premier ministre anglais a déclaré vendredi matin que "moins de 30 Britanniques" étaient "en danger" jeudi soir, et que ce nombre avait depuis "diminué de façon vraiment significative".

Il a par ailleurs indiqué que l'armée algérienne "traquait toujours les terroristes" et "cherchait probablement des otages dans d'autres endroits du site".

13h00 - Tous les employés de CIS Catering "sains et saufs". Régis Arnoux, le patron de cette entreprise marseillaise, a déclaré que les 150 employés algériens et leur patron français, tous retenus sur le site gazier, étaient "sains et saufs".

Sur BFMTV, il relate comment son collaborateur français, Alexandre Berceaux, a réussi à se cacher pendant 40 heures :

12h45 - Dix-huit terroristes auraient été tués. C'est le bilan annoncé par la sécurité algérienne vendredi à la mi-journée, de l'assaut mené par les forces spéciales algériennes jeudi. Jusqu'à présent, le chiffre de 11 avait été avancé.

Selon le ministre de l'Intérieur, "il y a maintenant entre sept et dix terroristes retranchés dans l'usine", second site du complexe cerné vendredi à la mi-journée par les forces de l'ordre.

12h30 - Ayrault confirme le décès de "plusieurs otages". Le Premier ministre, qui présentait vendredi matin ses voeux à la presse, n'a toutefois précisé ni leur "nombre" ni leur "nationalité".

Jean-Marc Ayrault a également indiqué qu'il venait "de s'entretenir avec le Premier ministre algérien" qui lui a "confirmé que l'opération se poursuivait".

12h25 - Nouvelles menaces du groupes islamiste. Selon l'agence mauritanienne en ligne Nouakchott Information (ANI), le groupe islamiste armé qui a attaqué le site gazier menace de mener "plus d'opérations".

Le porte-parole des "Signataires par le sang", groupe de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, a appelé les Algériens "à se tenir à l’écart des lieux d’implantation des compagnies étrangères", car, selon lui, "nous surgirons par où personne ne s’y attendra".

12h10 - Les vols d'évacuation se poursuivent. C'est le groupe BP qui l'annonce : jeudi, trois vols ont pu quitter l'Algérie avec onze de ses employés ainsi que "plusieurs centaines" de salariés d'autres entreprises. Un quatrième est prévu vendredi.

12h05 - Un mois pour savoir ce qui s'est réellement passé ? C'est l'estimation de l'ancien chef du Renseignement à la DGSE, Alain Juillet. Selon lui, il faudra "un minimum de quinze jours à un mois" pour connaître le déroulement de la prise d'otages d'In Aménas. Car, estime-t-il, "les Algériens ont un principe : quand ils font une opération, ils n'en parlent pas."

12h00 - Un Français parmi les ravisseurs. Selon la sécurité algérienne, un ressortissant français se trouvait bien parmi les onze jihadistes tués pendant l'assaut de l'armée algérienne.

11h50 - Le Japon convoque l'ambassadeur algérien. Le gouvernement japonais a convoqué vendredi l'ambassadeur d'Algérie à Tokyo pour protester contre l'intervention de l'armée algérienne pour libérer les otages. Tokyo est toujours sans nouvelles de ses 14 ressortissants qui figuraient parmi les centaines de travailleurs retenus par les islamistes sur le site gazier.

11h40 - Le parquet de Paris ouvre une enquête. Une enquête a été ouverte vendredi matin pour "enlèvement suivi de mort" à la suite de la prise d'otages d'In Aménas. La justice française diligente ce type d'enquête lorsque des Français sont susceptibles d'être victimes de faits commis à l'étranger.

L'explication de Dominique Rizet, spécialiste police-justice de BFMTV :

11h25 - Les otages étaient bien bardés d'explosifs. C'est le ministre irlandais des Affaires étrangères, Eamon Gilmore, qui l'a affirmé sur CNN après avoir rencontré la famille de Stephen McFaul, un otage irlandais échappé lors de l'assaut de l'armée algérienne.

Selon le ministre, Stephen McFaul se trouvait dans le seul des cinq véhicules du convoi à avoir été épargné par les tirs. Et ceux-ci avaient "été obligés de porter des ceintures explosives".

11h15 - Un bilan jugé "fantaisiste". C'est ainsi qu'une source sécuritaire algérienne a jugé le bilan des morts dressé par les islamistes. Selon un porte-parole des islamistes, une cinquantaine de personnes auraient été tuées, 34 otages et 15 ravisseurs.

10h55 - Un groupe d'islamistes encore retranché dans le site. Un groupe d'assaillants islamistes était encore retranché vendredi dans le complexe d'In Aménas, pris d'assaut par les forces spéciales algériennes la veille, selon une source sécuritaire algérienne.

10h50 - Un avion américain évacue ses ressortissants. Selon la chaîne de télévision privée Ennahar, "un avion américain a atterri vendredi matin à l'aéroport d'In Aménas pour évacuer les ressortissants américains".

10h00 - "Cela tirait beaucoup par séquences", raconte un otage français rescapé, resté caché sous son lit pendant près de 40 heures, sur Europe 1. "Il y a des terroristes qui sont morts, des expatriés, des locaux", a-t-il dit, sans pouvoir être plus précis.

09h30 - Conseil au sommet. Un nouveau conseil de défense consacré à la prise d'otages en Algérie et à la situation au Mali a réuni vendredi plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables à l'Elysée autour de François Hollande. Outre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres de la Défense Jean-Yves Le Drian, des Affaires étrangères, Laurent Fabius et de l'Intérieur, Manuel Valls, participaient à ce conseil qui se tient presque quotidiennement depuis le déclenchement des opérations militaires françaises au Mali il y a une semaine.

09h00 - Le Pen accuse la France d'avoir armé les islamistes. Marine Le Pen, la présidente du FN, a jugé vendredi que les dirigeants français successifs avaient "une lourde responsabilité" dans l'armement des islamistes au Sahel sur France Info. L'ex-candidate à l'Elysée a assuré que la présence d'"armes lourdes entre leurs mains est en grande partie à cause de la France".

08h50 - Les sociétés françaises restent. Les quelque 500 entreprises françaises implantées en Algérie ont renforcé leur sécurité mais n'envisagent pas de quitter le pays après l'attaque meurtrière d'un site gazier par un commando islamiste, a assuré vendredi la présidente du Medef Laurence Parisot sur France 2.

08h25 - "L'incident terroriste est toujours en cours", selon le ministère britannique des Affaires étrangères. Le Premier ministre britannique David Cameron présidera une nouvelle réunion de crise avec des ministres et responsables de la sécurité vendredi à Londres. Par ailleurs, l'ambassadeur d'Algérie à Tokyo a été convoqué par le ministère japonais des Affaires étrangères.

08h10 - Les gouvernements étrangers agacés par Alger. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Japon ont exprimé un certain agacement à ne pas avoir été associés à la préparation de l'intervention militaire sur le site BP. Manuel Valls, en revanche, s'est refusé à toute critique sur RTL vendredi : "Quand on est confronté au terrorisme, quand on le combat ensemble, j'invite à la prudence sur les critiques", a-t-il dit "parce ce sont des Algériens qui sont concernés, avec évidemment les Occidentaux, mais ce sont d'abord les Algériens qui ont connu des dizaines de milliers de morts pendant les années noires".

08h00 - Peu de Français sur place. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls affirme vendredi sur RTL qu'il y avait "très peu de Français" sur le site gazier du sud de l'Algérie, théâtre mercredi d'une prise d'otages massive, ajoutant qu'au moins "deux d'entre eux sont revenus".
Interrogé sur l'éventuelle présence d'un jihadiste français dans le commando, il a répondu : "Nous n'avons pas d'information".
Concernant d'éventuels risques terroristes sur le territoire français, le ministre a indiqué : "La menace est là. Je ne dis pas que la France va être frappée, je dis qu'il faut être vigilants, redoubler de vigilance", tout en précisant qu'il n'y avait pas de "menace précise".

07h50 - Le Premier ministre japonais abrège sa tournée. Shinzo Abe a décidé d'abréger sa tournée en Asie en raison de la prise d'otages, dont des Japonais. Selon le ministère des Affaires étrangères, Shinzo Abe sera de retour samedi matin à Tokyo au lieu de samedi soir comme prévu initialement.

07h30 - Combien de morts ? Au lendemain de l'assaut algérien d'une rare violence, la confusion règne sur l'état des lieux, et le bilan des victimes et blessés. L'agence Reuters fait état de 30 otages tués, dont un Français, ainsi que de onze islamistes, dont un Français également. Les ravisseurs, eux, avancent le chiffre de 34 otages et 15 jihadistes tués.

07h00 - Washington ne savait rien. Les États-Unis n'avaient pas été mis au courant en avance de l'intention des autorités algériennes de mener une opération pour tenter de libérer des otages, a déclaré un responsable américain, ajoutant que les responsables américains "avaient fortement encouragé" les autorités algériennes à faire de la sécurité des otages leur priorité.

06h45 - Les méthodes "directes" de l'armée algérienne. C’est un principe du gouvernement algérien : ne jamais entamer de négociations avec les terroristes. Face aux islamistes, comme les preneurs d’otages d’In Amenas, l’armée algérienne a la réputation d’être très ferme. Focus sur ses méthodes.

06h30 - Trois otages japonais libérés. Le Japon a annoncé que trois otages japonais qui avaient été retenus avaient été mis "en sûreté", et 14 autres étaient toujours portés manquants. Tous sont salariés de la compagnie japonaise JGC.

06h00 - L'Italie parle d'un "acte de terrorisme ignoble". L'Italie a condamné jeudi un "ignoble acte de terrorisme" en Algérie et confirmé son engagement à combattre "toute forme d'extrémisme". "Les nouvelles dramatiques en provenance d'Algérie sont les atroces conséquences d'un acte ignoble de terrorisme que le gouvernement italien condamne totalement", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Giulio Terzi.

05h30 - L'armée ne contrôle qu'une partie du site gazier. L'assaut mené par les forces spéciales de l'armée algérienne pour libérer les otages n'a permis dans un premier temps que de contrôler une partie du complexe, a rapporté l'agence nationale APS. Des sources de la préfecture régionale d'Illizi avaient d'abord annoncé à l'APS la fin de l'assaut. Elles ont précisé par la suite que seul "le site de vie", où se trouvait la majorité des otages, était neutralisé, tandis que les forces de sécurité encerclaient encore l'usine du complexe, situé à quelque 1300 km au sud-est d'Alger et exploité par le Britannique BP, le Norvegien Statoil et l'Algérien Sonatrach.

>> Retour sur la journée d'assaut de l'armée algérienne

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