Assaut final en Algérie : 23 otages exécutés dont un Français

L'assaut final de l'armée algérienne n'a pas permis de sauver la vie de 23 des otages. Mais François Hollande et Barack Obama soutiennent le choix de l'opération algérienne.

A. G. avec AFP
Le 20/01/2013 à 8:02
Mis à jour le 20/01/2013 à 8:25
Ce document extrait d'une vidéo montre certains des otages sur le site gazier. (- ENNAHAR TV - AFP)

7 jours BFM - Prise d'otage en Algérie, le scénario de l'assaut - 19/01


L'assaut final des forces spéciales algériennes sur le site gazier d'In Amenas s'est soldé par un terrible bilan : vingt-trois otages tués. Aux dernières heures de ce terrible affrontement, onze des ravisseurs ont exécuté leurs sept derniers otages étrangers avant d'être abattus par l'armée.

Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, les forces spéciales qui avaient lancé leur opération jeudi ont pu "libérer 685 employés algériens et 107 étrangers". Elles ont aussi abattu 32 ravisseurs, membres du groupe "Signataires par le sang" de l'Algérien Moktar Belmokhtar.

>> A LIRE AUSSI : Le scénario de l'assaut

Un père de famille français exécuté

Outre les 21 otages morts durant leur capture, dont la nationalité n'a pas été précisée, deux personnes -un Algérien et un Britannique- ont été tuées dans une attaque menée contre un bus transportant des employés du site par ce même groupe, juste avant le début de la prise d'otages.

On sait en revanche que parmi les 21 otages tués figure un Français, Yann Desjeux, 52 ans. Restaurateur l'été à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, l'homme, ancien membre des forces spéciales françaises, travaillait au sein d'une société algérienne dans la sécurité. Divorcé, il était le papa de deux enfants. Selon l'agence de presse Sahara Media, un collier d'explosifs aurait été posé autour de son cou avant d'être déclenché par les ravisseurs.

De nombreux otages portés disparus

Alors que des pays occidentaux se sont inquiétés de l'opération algérienne, le président français François Hollande a estimé que l'Algérie avait eu "les réponses" les "plus adaptées" car "il ne pouvait y avoir de négociation" avec les preneurs d'otages.

Samedi, le président américain Barack Obama, s'exprimant pour la première fois depuis le début de cette crise, a estimé, lui, que les "terroristes" islamistes étaient les responsables de la mort des otages.

Londres a indiqué que six Britanniques étaient morts ou portés disparus, alors que le groupe pétrolier norvégien Statoil a fait état de cinq Norvégiens manquants. Dix Japonais sont aussi toujours portés disparus selon leur employeur nippon. La chaîne américaine NBC a indiqué enfin que le sort de deux Américains restait inconnu.

La question du jour

Fruits et légumes: êtes-vous prêt à payer plus cher pour avoir plus de goût?