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Pour anne lauvergeon, la catastrophe de fukushima est un rappel à l'ordre
 

PARIS (Reuters) - Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, s'étonne de l'inertie de l'état japonais face à la catastrophe de Fukushima, rejette le...

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2 opinions
  • JMB83
    JMB83     

    CE n'est pas Fukushima qui devrait être un rappel à l'ordre, mais les 3 accidents qui sont trois erreurs humaines : 1) Three Miles Island arrêt des pompes de refroidissement du coeur à l'arrêt par l'opérateur . 2) Tchernobyl retrait des chaînes de déclenchement du réacteur en période de démarrage . 3)Fuskushima erreur d'appréciation de l'ampleur du Tsunami .Et qu'est-ce-qu'elle va faire AL pour éviter ça ? Transparence? Mais vis-à-vis de qui? Du public , vous voulez rire . Les japonais n'ont pas été efficaces pendant qq jours après l'accident ,certes , mais avec 3 coeurs fondus après 48 heures elle ne serait pas prise un peu au dépourvu AL? Maintenant qu'est-ce-que l'on fait avec nos centrales en bord de mer si valeurs tsunami sous estimées ? Avec nos centrales en zone sismique si valeurs séisme sous-estimées ? Avec nos centrales si l'on découvre un défaut générique inquiétant? Si un de ces problème est découvert c'est sûr: transparence assurée !

  • Gros Gnon
    Gros Gnon     

    Ma patronne (oui, je travaille chez AREVA) manie quand même super bien la langue de bois. Elle dit qu'il faut plus de transparence et faire de la sûreté une priorité, et en même temps refuser de faire du low-cost.

    D'une part, c'est justement parce que la construction d'une centrale représente un investissement financier considérable que ça nuit à la transparence : on préfère se focaliser sur la tenue des plannings et des budgets pour satisfaire le supérieur hiérarchique et le chef de projet, plutôt que s'attarder sur des soucis de sûreté. Quand M. Proglio, PDG d'EDF, indique qu'un réacteur à l'arrêt c'est 10 millions de manque à gagner par jour, pour moi c'est un vrai problème : on voit ainsi que le nucléaire est fortement exposé à la pression financière, ce qu'il ne peut tolérer pour la sûreté. Compte tenu de sa sensibilité et des risques immenses en jeu, et des fortes contraintes auxquelles il est exposé (financières, politiques), le nucléaire est une trop grosse machine pour être vraiment maitrisable. Il est à noter que les autorités de sûreté ont ainsi un rôle considérable à jouer pour contenir ces comportements cupides et irresponsables.

    D'autre part, c'est justement parce qu'on ne peut pas faire du low-cost dans le nucléaire qu'en fait, cette solution de production d'électricité n'est pas économiquement intéressante par rapport à d'autres énergies alternatives. Surtout si on prenait vraiment en compte les coûts de démantèlement et de stockage des déchets. Et ça, ma patronne le sait très bien (ou alors elle me déçoit beaucoup). L'industrie de la construction de centrales a fait une pause de 15 ans durant lesquels les méthodes d'ingénierie n'ont pas évolué et durant lesquels on a envoyé les salariés en retraite (ou pré-retraite). Pour se mettre à jour en méthodes et compétences, et ainsi faire les choses correctement, il faudrait beaucoup d'investissements et surtout beaucoup de temps : définitivement on ne peut pas faire du low-cost. Or, l'état du projet de construction de l'EPR à Olkiluoto en Finlande, et la situation financière déplorable d'AREVA qui en résulte suffisent à montrer les erreurs stratégiques et le désastre. Comment donc peut-on vanter les mérites de la sûreté alors qu'on ne cesse de se prendre des déculottées par les autorités de sûreté (Stuk, ASN et bientôt HSE en Grande-Bretagne) ?

    En ces temps sinistres pour le Japon et les écosystèmes, plutôt qu'essayer de faire de la récupération mercantile, il serait de meilleur ton de faire profil bas, chère patronne...

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