Algérie : le bilan des morts donné par les ravisseurs jugé "fantaisiste"

Trente otages auraient été tués, dont un Français, ainsi que onze islamistes, dont un autre Français. Les islamistes parlent, eux, d'un bilan un peu plus lourd, avec une cinquantaine de morts au total.

A. G. avec AFP
Le 18/01/2013 à 7:06
Mis à jour le 18/01/2013 à 12:49

Otages en Algérie : le point sur l'assaut - 17/01


Aucun bilan officiel précis n'a filtré jusqu'à présent sur l'opération militaire algérienne, menée jeudi sur le site gazier d'In Amenas, dans le Sahara, mais l'agence Reuters rapporte que 30 otages auraient été tués, dont un Français, ainsi que onze islamistes, dont un autre Français. Mais un porte-parole des islamistes a déclaré que l'opération avait aussi fait une cinquantaine de morts, 34 otages et 15 ravisseurs. Un bilan jugé "fantaisiste" par les autorités algériennes, qui évoquent le décès de 18 terroristes.

L'assaut, d'une grande violence, n'a pas permis de contrôler le lieu du complexe gazier où se trouvait la majorité des otages, selon l'agence de presse algérienne APS. Les forces algériennes, selon la même source, encerclaient encore en milieu de soirée l'usine.

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Combien de morts ?

L'intervention a permis la libération de 600 Algériens ainsi que d'un Français, de deux Britanniques et d'un Kényan, selon l'agence APS.

Selon Dublin, un Irlandais est sain et sauf. Quinze étrangers, dont un couple de Français, selon la chaîne privée algérienne Ennahar, ont réussi à fuir. Un peu plus tôt, une trentaine d'Algériens avait aussi pris la fuite.

Un porte-parole du gouvernement japonais a annoncé que trois Japonais sur 17 présents sur le site étaient "en sûreté" et 14 portés manquants, sans plus de précisions.

Les pays critiques sur l'opération algérienne

Les capitales occidentales ne cachent leur inquiétude sur le sort de leurs ressortissants encore retenus par les jihadistes. "Je pense que nous devons nous préparer à la possibilité de mauvaises nouvelles à venir", a averti le Premier ministre britannique David Cameron, qui a regretté de ne pas avoir été informé à l'avance par Alger.

Le président François Hollande avait noté auparavant que la crise "semblait se dénouer dans des conditions dramatiques". Washington a regretté que les Etats-Unis n'aient pas été mis au courant à l'avance non plus des projets des autorités algériennes.

Le ministre algérien a justifié le recours à la force en expliquant que les autorités avaient d'abord cherché une solution pacifique mais que les islamistes, venus de la Libye voisine, "lourdement armés", voulaient "quitter l'Algérie en emportant avec eux les otages étrangers" pour s'en servir comme "carte de chantage". "Un nombre important de terroristes qui ont essayé de prendre la fuite vers un pays limitrophe ont été neutralisés".

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