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11 opinions
  • al Azar
    al Azar     

    Confrontées à la réalité du terrain, les populations du M’zab se terrent désormais. Des villes vidées de leurs habitants, des commerces fermés, des administrations en chômage, des édifices publics clos.

    Le paysage est désolant, l’ambiance est lourde, exacerbée par la rumeur de nouvelles victimes, le bruit persistant des hélicoptères et les barricades à l’entrée des quartiers chauds.

    C’est toutefois, la tombée de la nuit qui est la plus angoissante. «Jusqu’à quand allons-nous continuer à vivre ainsi dans la peur des lendemains incertains ?» «La complaisance et le laxisme des autorités sont flagrants.» Malgré une crise qui persiste depuis plus de deux ans dans sa phase la plus récente, les Ghardaouis n’en reviennent pas que «des assassins et des pyromanes continuent à circuler librement, brandissant des armes à feu en toute impunité».

    La reprise en main de la situation sécuritaire devient une nécessité vitale, «personne ne comprend pourquoi les arrestations sont inefficaces, pourquoi la justice tarde à prendre en charge sérieusement ce dossier».

    Le quotidien est dur à vivre. «Pour se rendre au travail chaque matin, cela dépend de la sécurité de la voie que nous empruntons et de l’état de la ville.» Nabiha, ingénieur, témoigne d’une confrontation quotidienne avec le danger de mort : «Ma collègue n’a pas pu venir ces derniers jours, vu qu’il y a des affrontements entre les habitants de Mélika et de Thenia.

    Le mois sacré est une autre source d’inquiétude de se faire attaquer à tout moment chez soi.» Vont-ils venir nous attaquer ? Est-ce qu’ils vont nous laisser jeûner tranquillement et terminer ce mois ? Vont-ils nous gâcher l’Aïd ? Les voisines s’interrogent et se rassurent mutuellement invoquant la bienveillance divine. Comme beaucoup de femmes de Ghardaïa, et malgré l’état de guerre qui sévit dans la région, Nabiha s’est rendue à son travail ce 8 juillet. Bizarrement, «ce sont les hommes qui se sont absentés», dit-elle.

    Et d’ajouter : «Tout ce que je peux vous dire, c’est que chaque jour, en sortant de chez-moi, ma mère me récite le Coran, elle me dit je te confie à Dieu il veillera, et en traversant le quartier, je récite Ayat El Koursi, dans la crainte de recevoir une pierre jetée d’une terrasse, un cocktail Molotov ou une balle perdue. On nous traite de rouaa, des bergers.»

  • al Azar
    al Azar     

    Confrontées à la réalité du terrain, les populations du M’zab se terrent désormais. Des villes vidées de leurs habitants, des commerces fermés, des administrations en chômage, des édifices publics clos.

    Le paysage est désolant, l’ambiance est lourde, exacerbée par la rumeur de nouvelles victimes, le bruit persistant des hélicoptères et les barricades à l’entrée des quartiers chauds.

    C’est toutefois, la tombée de la nuit qui est la plus angoissante. «Jusqu’à quand allons-nous continuer à vivre ainsi dans la peur des lendemains incertains ?» «La complaisance et le laxisme des autorités sont flagrants.» Malgré une crise qui persiste depuis plus de deux ans dans sa phase la plus récente, les Ghardaouis n’en reviennent pas que «des assassins et des pyromanes continuent à circuler librement, brandissant des armes à feu en toute impunité».

    La reprise en main de la situation sécuritaire devient une nécessité vitale, «personne ne comprend pourquoi les arrestations sont inefficaces, pourquoi la justice tarde à prendre en charge sérieusement ce dossier».

    Le quotidien est dur à vivre. «Pour se rendre au travail chaque matin, cela dépend de la sécurité de la voie que nous empruntons et de l’état de la ville.» Nabiha, ingénieur, témoigne d’une confrontation quotidienne avec le danger de mort : «Ma collègue n’a pas pu venir ces derniers jours, vu qu’il y a des affrontements entre les habitants de Mélika et de Thenia.

    Le mois sacré est une autre source d’inquiétude de se faire attaquer à tout moment chez soi.» Vont-ils venir nous attaquer ? Est-ce qu’ils vont nous laisser jeûner tranquillement et terminer ce mois ? Vont-ils nous gâcher l’Aïd ? Les voisines s’interrogent et se rassurent mutuellement invoquant la bienveillance divine. Comme beaucoup de femmes de Ghardaïa, et malgré l’état de guerre qui sévit dans la région, Nabiha s’est rendue à son travail ce 8 juillet. Bizarrement, «ce sont les hommes qui se sont absentés», dit-elle.

    Et d’ajouter : «Tout ce que je peux vous dire, c’est que chaque jour, en sortant de chez-moi, ma mère me récite le Coran, elle me dit je te confie à Dieu il veillera, et en traversant le quartier, je récite Ayat El Koursi, dans la crainte de recevoir une pierre jetée d’une terrasse, un cocktail Molotov ou une balle perdue. On nous traite de rouaa, des bergers.»

  • al Azar
    al Azar     

    C’est le bain de sang, sans métaphore aucune. Des hordes d’encagoulés sur de grosses motos sont signalées par certains témoins. D’autres s’accordent à parler de groupes extrêmement violents, munis d’armes à feu qui menacent de mort les habitants, les obligeant à quitter leurs habitations avant d’y mettre le feu.

    «Aucune hésitation n’est tolérée, il faut quitter les lieux dans la minute, sans discuter, sinon c’est le carnage.» C’est dans ce contexte de fuite générale d’une population terrorisée que les habitants de Guerrara se sont vus confrontés à ce phénomène nouveau, où des bandes organisées sèment la terreur.

    A Guerrara, on parle d’à peine 80 policiers chargés du maintien de l’ordre par rapport à une population nombreuse et une situation sécuritaire précaire.

    Les policiers ont de plus été surpris par la quantité d’armes utilisées, ce qui les a poussés à se retirer en attendant les renforts, qui sont venus, hier, et ont constaté l’ampleur de la catastrophe. Une cinquantaine de bus transportant des URS sont arrivés en milieu de matinée à Guerrara entre-temps, l’effet boule de neige en plein Sahara rend la situation plus difficile à contenir.

  • al Azar
    al Azar     

    Le conflit oublié :
    L’émotion était vive et la colère difficilement contenue, hier, lors du rassemblement des Mozabites devant la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger.

    En majorité des jeunes, remarquablement encadrés, les manifestants ont tenu à dénoncer les graves dérapages dont la région du M’zab fut le théâtre au cours de ces dernières heures, où de nouvelles victimes sont déplorées. Les slogans scandés par les jeunes Mozabites au cours de ce sit-in traduisent l’état de désarroi total dans lequel se trouve cette communauté qui n’a plus d’autre recours que de mettre les autorités devant leurs responsabilités.

    Et de prendre à témoin l’opinion publique face au drame que vit la région du M’zab avec ce cycle continu de violences allant crescendo en dépit de toutes les initiatives prises pour apaiser les esprits.

    Ce n’est pas la première fois, depuis la reprise des tensions dans la région, que cette communauté brise le mur du silence de cette crise oubliée (ou délibérément entretenue par des forces occultes), qui se déroule intra-muros et qui ne revient sur le devant de la scène que lorsque des vies humaines tombent.

    En portant leurs doléances dans la capitale, devant la maison de la presse, avec un ton et une détermination nouvelle dictés par la tournure grave que le conflit prend et qui a vu pour la première fois l’utilisation d’armes à feu dans les heurts intercommunautaires, les protestataires ont voulu faire toucher du doigt le fait que la solution au conflit se trouve à Alger.

    Face à l’incapacité du gouvernement, des élus locaux, des représentants des formations politiques et des forces de sécurité à rétablir la paix et la quiétude dans la région, les Mozabites, réduits à la comptabilité macabre et à enterrer leurs morts, n’en peuvent plus de continuer à attendre l’envoi, de manière épisodique, d’émissaires d’Alger, ou de bons offices civils et militaires de la région. Des émissaires qui n’ont ni le pouvoir ni les moyens pour peser sur des événements qui les dépassent.

    Ce sentiment d’abandon est résumé dans ce slogan brandi hier par un jeune manifestant : «Où sont les engagements du gouvernement ?» Un plan en plusieurs points avait été adopté par le gouvernement, lequel couvre tous les aspects du conflit : de la gestion sécuritaire au volet économique et social en passant par la reconstruction de la ville et les réparations des dégâts moraux et matériels occasionnés de part et d’autre. La nouvelle flambée de violence vécue par les habitants du M’zab fournit la démonstration éclatante que les promesses du gouvernement ne se sont pas traduites dans les faits.

    Ce qui se passe à Ghardaïa ne semble pas avoir, aux yeux des pouvoirs publics, une portée stratégique qui nécessite des mesures urgentes et exceptionnelles. Pour les autorités, Ghardaïa est un voyant rouge, rien de plus, comme tant d’autres – routes coupées, grèves…– qui clignotent sur le tableau de bord mouvementé du pays. La recrudescence de la violence dans la région signe clairement l’échec du plan gouvernemental de réconciliation et de reconstruction de la région.

    En se déchargeant sur les autorités militaires – dont ce n’est pas la vocation – pour mener le dialogue avec les notables locaux, le gouvernement reconnaît son incapacité à apporter des solutions viables à la crise. Toutes les «guerres» à travers l’histoire, quelles que soient leur dimension et leur nature, ont une fin. D’où cette interrogation : a-t-on fait tout ce qui devait l’être pour ramener la paix dans les cœurs des habitants du M’zab ?

  • al Azar
    al Azar     

    Des morts, des blessés, des colonnes de fumée noire témoignant d’incendies, des nuages blancs de gaz lacrymogènes, le M’zab replonge dans l’horreur.


    C’est le non-apaisement, disons-le, car depuis la visite vendredi, du ministre de l’Intérieur, rien ne va plus à Ghardaïa. Il était venu reparler de paix intercommunautaire et d’une main tendue aux «frères ennemis».

    L’escalade de la violence reprend en plein mois de Ramadhan, avec l’utilisation d’armes à feu, une tendance qui succède à un scénario en plusieurs actes qui se déroule inexorablement au M’zab en proie à une vague de terreur ininterrompue depuis 2013, accentuée par l’incitation forcée à l’exode de part et d’autre, un retour au communautarisme et à l’enclavement, des incendies volontaires, des saccages en règle et surtout cette haine et cette rancune ambiantes qui font froid dans le dos.

    pet-de-nonne
    pet-de-nonne      (réponse à al Azar)

    la haine...trés répandu dans le monde est toujours issue d'une peur fondamentale, trouver l'origine de cette peur et vous trouverez les clés de la sérénité...qui exigera a son tour de fournir queques efforts de volonté pour en gouter le nectar...

    La comtesse
    La comtesse      (réponse à pet-de-nonne)

    Il ne s' agit que d' un conflit, comme le dit @Azar ci-dessous, entre dominants (Arabes Chambaâs) et colonisés par eux, les Berbères (Chaouis Mozabites et Kabyles) et d' un conflit religieux entre musulmans ibadites et Arabes sunnites Malékites.
    Mais ici, hormis quelques spécialistes, nous ignorons cette guerre civile larvée entre ces populations d' origine ethnique différente, les uns étant considérés à juste titre comme les envahisseurs colonisateurs des populations autochtones.
    Un mouvement, le M.A.K. ( mouvement pour l' autonomie de la Kabylie) défend et lutte pour la reconnaissance de cette histoire refoulée et pour la reconnaissance de la
    langue Amazigh et de sa culture originale.
    Et ici, le sujet dérange les politiques qui refusent, par peur d' extension du conflit sur notre sol, son évocation.


    censure politique liberticide
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU

    RMC = LA RADIO de Maniaco Censure

    La comtesse
    La comtesse      (réponse à pet-de-nonne)

    Il ne s' agit que d' un conflit, comme le dit @Azar ci-dessous, entre dominants (Arabes Chambaâs) et colonisés par eux, les Berbères (Chaouis Mozabites et Kabyles) et d' un conflit religieux entre musulmans ibadites et Arabes sunnites Malékites.
    Mais ici, hormis quelques spécialistes, nous ignorons cette guerre civile larvée entre ces populations d' origine ethnique différente, les uns étant considérés à juste titre comme les envahisseurs colonisateurs des populations autochtones.
    Un mouvement, le M.A.K. ( mouvement pour l' autonomie de la Kabylie) défend et lutte pour la reconnaissance de cette histoire refoulée et pour la reconnaissance de la
    langue Amazigh et de sa culture originale.
    Et ici, le sujet dérange les politiques qui refusent, par peur d' extension du conflit sur notre sol, son évocation.


    censure politique liberticide
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU
    CENSURE POLITIQUE LIBERTICIDE D'UN SUJET TABOU

    RMC = LA RADIO de Maniaco Censure

    La comtesse
    La comtesse      (réponse à pet-de-nonne)

    Il ne s' agit que d' un conflit, comme le dit @Azar entre dominants (Arabes Chambaâs) et colonisés par eux, les Berbères (Chaouis Mozabites et Kabyles) et d' un conflit religieux entre musulmans ibadites et Arabes sunnites Malékites.
    Mais ici, hormis quelques spécialistes, nous ignorons cette guerre civile larvée entre ces populations d' origine ethnique différente, les uns étant considérés à juste titre comme les envahisseurs colonisateurs des populations autochtones.
    Un mouvement, le M.A.K. ( mouvement pour l' autonomie de la Kabylie) défend et lutte pour la reconnaissance de cette histoire refoulée et pour la reconnaissance langue Amazigh et de sa culture originale.

    al Azar
    al Azar      (réponse à pet-de-nonne)

    Il s'agit de conflit récurrent entre les anciens colonisateurs arabes (chambaâs) et Berbères (chaouis) colonisés !

    La comtesse
    La comtesse      (réponse à pet-de-nonne)

    il ne s'agit pas en ce cas de haine, mais de révolte entre dominés Berbères, envahis autrefois par les colonisateurs Arabes qui les méprisent ....@ALAZAR a un point de vue assez honnête de la situation.

  • al Azar
    al Azar     

    LA CENSURE TOTALITAIRE NEOSOCIALOFASCISTE S' EST INSTALLEE SUR RMC

    SUJET TABOU D'UNE GUERRE CIVILE LARVEE ENTRE BERBERES ET CHAÂMBAS ARABES SUR FOND DE RIVALITE RELIGIEUSE ENTRE IBADITES BERBERES ET SUNNITES MALEKITES ET RIVALITE DE LANGUE AMAZIGH BERBERE ET ARABE DES COLONISATEURS (CAVALIERS ARABES) DU VII° SIECLE;
    mais le sujet est tabou en France pour les média culpabilisés par la seconde colonisation de l' Algérie qui fut Française !

    ................................C E N S U R E

  • al Azar
    al Azar     

    La mémoire de l' histoire refait surface entre dominant et dominé :
    ...Et pourquoi occulter la colonisation de la Kabylie par les cavaliers Arabes et la résistance de leur Reine Berbère, la Kahina, qui refusant de se rendre et de se convertir se suicida !

  • al Azar
    al Azar     

    La mémoire de l' histoire refait surface entre dominant et dominé :
    ...Et pourquoi occulter la colonisation de la Kabylie par les cavaliers Arabes et la résistance de leur Reine Berbère, la Kahina, qui refusant de se rendre et de se convertir se suicida !

  • al Azar
    al Azar     

    La mémoire de l' histoire refait surface entre dominant et dominé :
    ...Et pourquoi occulter la colonisation de la Kabylie par les cavaliers Arabes et la résistance de leur Reine Berbère, la Kahina, qui refusant de se rendre et de se convertir se suicida !

  • al Azar
    al Azar     

    La mémoire de l' histoire refait surface entre dominant et dominé :
    ...Et pourquoi occulter la colonisation de la Kabylie par les cavaliers Arabes et la résistance de leur Reine Berbère, la Kahina, qui refusant de se rendre et de se convertir se suicida !

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