Vincent Bolloré: "il faut se confronter à la réalité des marchés financiers"

Le dirigeant du groupe Bolloré compte introduire en Bourse son activité de batterie électrique. Il explique à BFM Business que cette manœuvre doit surtout permettre de voir ce que pensent les financiers de cette activité.

Julien Marion
Le 05/12/2012 à 9:08
Vincent Bolloré voit l'introduction en Bourse de l'activité véhicule électrique et batterie comme un "test" pour son groupe (Reuters)

BOLLORE

Cela fait désormais un an que Vincent Bolloré a lancé la Bluecar, ce véhicule électrique utilisé pour le service de voiture en libre-service, Autolib, dans les rues de Paris.

Vincent Bolloré a expliqué ce mercredi 5 décembre sur BFM Business son modèle, qui repose sur la location à ses clients et non la vente: "notre expérience de fabricant de voitures a dix-huit mois, ce qui est peu. Pour le moment, nous pensons qu’il est plus raisonnable de louer les voitures". Quitte à revoir sa copie d'ici quelques années, le temps d'évaluer les progrès accomplis.

Le choix est par ailleurs stratégique, car louer ces voitures via Autolib, constitue "un 'stress-test' formidable", étant donné les conditions d'utilisation du véhicule. Ainsi "850 000 personnes se sont mises au volant, et ont accompli 12 kilomètres", depuis un an, note-t-il.

Le marché financier pour "se confronter à la réalité"

Autolib constituerait donc un banc d'essai pour les modèles électriques de Bolloré. Mais désormais, le patron pense à un autre type de tests pour son actvité batterie et véhicules électriques: les marchés financiers, via une introduction en Bourse.

"De la même façon qu’on a un jour sorti notre voiture et notre batterie pour la mettre dans la rue, avec Autolib, nous allons  maintenant nous confronter à la réalité des financiers", c’est-à-dire "savoir ce que eux pensent" de cette activité, explique Vincent Bolloré.

Il assure ainsi que cette introduction en Bourse, qui représenterait moins de 10% de l'activité batterie et véhicule électrique, ne doit pas assurer le "financement" mais faire en sorte que les ingénieurs aient l’avis des financiers sur l'ensemble de ce métier. "Il ne faut pas éviter de passer devant le thermomètre qui est le marché financier", conclut Vincent Bolloré.