Retraites: les partenaires sociaux "pris en otage" selon Parisot

La présidente du Medef a accusé le gouvernement, mardi 19 février, de "fuir sa responsabilité" sur le dossier ultrasensible des retraites. Et de faire jouer aux partenaires sociaux "le rôle des méchants".

BFMbusiness.com
Le 19/02/2013 à 14:06
Laurence Parisot a accusé le gouvernement de "fuir sa responsabilité" sur le dossier des retraites, mardi 19 février. (AFP)

Tout juste sortie d’âpres négociations sur la sécurisation de l’emploi, et en pleine campagne pour sa reconduction à la tête du Medef, Laurence Parisot n’en garde pas moins un œil attentif sur les dossiers en cours.

C’est ainsi que la présidente de l'organisation patronale a mis demeure le gouvernement de clarifier ses intentions en matière de réforme du régime général des retraites, mardi 19 février.

Elle l’a notamment accusé de vouloir "fuir sa responsabilité" et faire jouer aux partenaires sociaux "le rôle des méchants" dans la recherche de solutions pour le financement des retraites complémentaires du privé.

"Nous, partenaires sociaux, nous sommes comme piégés" et "pris en otage", a déclaré la patronne des patrons lors de sa conférence de presse mensuelle, alors que les négociations entre patronat et syndicats sur le financement de retraites complémentaires du privé (Agirc et Arcco, dont ils sont gestionnaires), semblent au point mort.

Le Medef va "certainement prendre une initiative"

La dirigeante patronale a également annoncé qu'avant la prochaine séance de négociation le 7 mars, le Medef allait "certainement prendre une initiative pour faire en sorte que le gouvernement joue carte sur table et en transparence avec nous".

"Négocier ainsi seuls, comme isolés, sans que le gouvernement dise clairement quelle est son intention sur le régime général, à quel horizon et avec quelle modalité il va mettre ce débat au centre, c'est mission quasi-impossible", selon elle.

"Nous ne pouvons pas accepter une augmentation des cotisations sur aucun régime de prestations sociales", a-t-elle martelé. Quant à "une désindexation des retraites" qui ne suivraient plus l'inflation, "c'est courir le risque d'une baisse significative des retraites". (…)"On nous demande à nous, partenaires sociaux, d'assumer cette solution, de donner ce signal à l'opinion publique, pour que le gouvernement, lui, puisse dire qu'il ne fait que suivre les partenaires sociaux", a-t-elle accusé.

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