Nicolas Dufourcq officiellement nommé à la tête de la BPI

Soumise au vote des parlementaires, la nomination de Nicolas Dufourcq à la tête de la Banque publique d'investissement a été actée ce mercredi 23 janvier.

Yann Duvert
Le 23/01/2013 à 18:30
Mis à jour le 23/01/2013 à 19:00
Nicolas Dufourcq est officiellement deveenu directeur général de la Banque publique d'investissement. (Reuters)

Nicolas Dufourcq va prendre officiellement la direction générale de la Banque publique d’investissement. L’ancien numéro 2 de Capgemini, dont la nomination était soumise au vote des parlementaires, a obtenu le feu vert de la commission des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, mercredi 23 janvier.

Avec brio, si l’on en croit François Marc, rapporteur général de cette dernière. Le sénateur s’est dit "agréablement surpris" par le contenu de l’audition de Nicolas Dufourcq, qui a duré un peu plus d’une heure trente. "Il a démontré qu’il avait pris le problème de la BPI à bras le corps", a-t-il poursuivi, confirmant au passage que le nouveau dirigeant allait prendre, de fait, le contrôle de "toutes les structures déjà existantes". A savoir Oseo, le Fonds stratégique d’investissement, et CDC entreprises.

Dans ce contexte, François Drouin, "qui a fait de l’excellent travail" à la tête d’Oseo, devrait être amené à exercer d’autres fonctions. La présidence déléguée de la BPI, mais surtout une nomination par le gouvernement à un poste haut placé, sont évoqués.

Un premier conseil d'administration fin février

Pour Nicolas Dufourcq, le plus dur commence. Il lui faudra notamment faire avec les exigences des présidents de régions, dont deux représentants siègeront au conseil d’administration. Il s’agira de Ségolène Royal -auteure d’une sortie remarquée le 15 janvier dernier- et de Jean-Paul Huchon. Dans Le monde daté du 24 janvier, ce dernier prévient ainsi que la régionalisation de la BPI est "une condition indispensable de son succès."

Mais sur ce point également, Nicolas Dufourcq a convaincu les parlementaires. Même François Patriat, président du Conseil régional de Bourgogne et membre de la Commission des finances du Sénat, ne trouve rien à y redire.

Plus modéré que ses homologues cités plus haut, il se satisfait notamment qu’une "direction unique dans les régions voit le jour". Il tient également à "relativiser" le rôle financier des régions, qui apportent "seulement quelques millions", soit beaucoup moins que la BPI.

Concernant Nicolas Dufourcq, il loue un personnage "compétent, avec une vision", et se déclare "resolument optimiste pour l’avenir de la BPI." C’est d’ailleurs dans sa région, à Dijon plus précisément, que se déroulera le premier conseil d’administration de la BPI, à la fin du mois de février. Une réunion à laquelle participera Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des finances.

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