Lakshmi Mittal: "votre droit du travail reste encore trop rigide"

Dans une interview au JDD de ce 21 avril, le patron du groupe sidérurgique indien affirme qu'il n'envisage aucune nouvelle fermeture d'usine du groupe Arcelormittal après Florange. Il critique une nouvelle fois le coût et le droit du travail français.

P.C et BFM Business
Le 21/04/2013 à 9:14
Le président de Mittal s'exprime ce 21 avril dans le JDD ((AFP))

Mittal promet d'investir 180 millions d'euros à Florange, pas de nationalisation


Après avoir fait la leçon aux Français, mercredi 17 avril en déplorant le coût du travail en France lors d'une audition devant l'Assemblée nationale, Lakshmi Mittal, le président d'ArcelorMittal, s'exprime ce dimanche dans le JDD.

Il le fait alors que le processus d'extinction des hauts-fourneaux de Florange va débuter ce lundi. Une fermeture que l'interessé avait pourtant nié longtemps. "La fermeture des hauts-fourneaux de Florange ne doit pas faire oublier notre objectif de fond. Nous voulons créer une production durable et pour cela il faut augmenter la compétitivité de notre dispositif industriel en France".

Concernant la demande mondiale d'acier, il affirme: "A partir de 2014, vnous faisons l'hypothèse d'une hausse de 3% par an. A ce rythme, nous n'aurons toujours pas rattrapé en 2020 le niveaux de 2007. Nos installations vont rester en surcapacité, et l'industrie européenne de l'acier n'est pas assez compétitive."

Plus de protectionnisme

Ces propos complètent ceux qu'il a prononcés, mercredi 17 avril, à l'Assemblée nationale dans le cadre de la Commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie et de la métallurgie en France et en Europe.

Lakshmi Mittal s'y est livré à un véritable plaidoyer pour une Europe mieux organisée et mieux protégée. Il a encouragé l'Europe à prendre des mesures, comme le font les Etats-Unis, pour se prémunir de l'arrivée d'acier bon marché venu des pays émergents.

A l'Assemblée, Lakshmi Mittal avait également pointé du doigt le coût du travail en France. Dans le JDD, il en remet une couche: " il faudrait que le coût du travail, par exemple 20% plus élevé qu'en Espagne, et votre droit du travail reste encore trop rigide".

Montebourg toujours dans le viseur

Enfin, à propos de ses relations conflictuelles avec Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement national, il lance laconiquement: " j'ai signé un accord avec le gouvernement. Les propos d'un ministre ne changeront pas mon opinion sur la France ni ma stratégie d'investissement". Visiblement, le courant ne passe toujours pas entre les deux hommes.

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