L’énergie marine, une piste pour sortir du nucléaire

Alors que s'ouvre le débat national sur la transition énergétique ce jeudi 29 novembre, l'énergie marine est évoquée comme une solution d'avenir.

Audrey Dufour (texte) | Benoit Lordelot et Nastasia Tepeneag (sujet vidéo)
Le 29/11/2012 à 16:08

Avec plus de 3000 km de littoral, la France possède un fort potentiel pour les énergies marines, propres et renouvelables, que le débat sur la transition énergétique devrait mettre en avant.

Interrogé par BFMTV, Jean-Louis Bal, du syndicat des énergies renouvelables (SER), vante la régularité des vents marins qui permet "un meilleur potentiel de production d’énergie de l’éolien offshore que de l’éolien terrestre". Seul problème, les coûts d’exploitations et d’entretien sont deux fois plus importants en mer.

Autre possibilité: créer des éoliennes sous-marines! Ces hydroliennes sont actuellement testées dans la Manche, à 35 mètres de profondeur. "Les courants de marée ont une densité en énergie plus forte, c’est-à-dire que pour la même puissance, la surface balayée est beaucoup plus faible" explique Jean-Louis Bal.

Mettre des turbines sous l'eau, l'idée n'est si nouvelle. L’usine marémotrice de la Rance, à côté de Saint-Malo, fait figure de réussite. Mise en place en 1967, cet ovni du paysage français fournit 500 000 MWh par an, l’équivalent de la consommation d’une ville de 240 000 habitants.

Depuis 45 ans, "elle fonctionne sans interruption, avec une régularité d’horloge", explique fièrement Jean-Paul Bouheret, directeur du groupe d’exploitation hydraulique ouest chez EDF. Et l’idée a fait des émules dans le monde. La Corée du Sud s’est déjà équipée d’une centrale marémotrice, tandis que la Grande-Bretagne et le Canada étudient des projets similaires.