Jean-Michel Aulas: "le grand stade de Lyon va créer 2 500 emplois"

Le président de l'OL, qui vient de signer un accord avec Vinci pour la construction du grand stade de Lyon, revient sur les polémiques ayant entouré le projet, et se montre ambitieux quant à ses retombées économiques.

Yann Duvert
Le 16/02/2013 à 16:45
Mis à jour le 17/02/2013 à 8:22
Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais, a répondu aux questions de bfmbusiness.com. (Reuters)

Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais, vient de signer avec Vinci un accord pour la construction du grand stade de Lyon, qui verra le jour dans la banlieue de la ville à Décines. Pour BFMbusiness.com, il revient sur les polémiques qui ont entouré le projet et assure que les retombées économiques seront importantes.

Depuis le début du projet de grand stade, vous êtes-vous senti soutenu politiquement et économiquement par l’environnement local?

Oui, complètement. Le Grand Lyon nous a apporté un soutien constant, et pas uniquement car il participe au financement. Le conseil général a également mis du sien, tout comme la région.

Les seules oppositions ont été le fruit de querelles internes, notamment de l’UMP qui, parfois, prenait une position exactement inverse à celle de Gérard Colomb [le maire PS de Lyon, Ndlr].

Mais dans l’ensemble, tous les acteurs ont œuvré pour ce projet, qui est un formidable levier économique pour la région. Nous prévoyons notamment la création de 2 500 emplois durant la période de construction du stade.

Comprenez-vous la polémique sur la garantie financière qui vous a été accordée par le Conseil général ?

C’est un véritable procès d’intention. Cette garantie a été accordée car l'OL est un acteur de la construction du stade. La quasi-totalité des autres stades construits sont des partenariats public-privé (PPP), qui coûtent beaucoup plus cher aux finances publiques.

Dans le cas présent, il n’y a aucun risque pour la collectivité. Cette garantie s'élève à 40 millions d’euros, et personne n’aura besoin, a priori, de les débourser. A titre de comparaison, on dit souvent que le grand stade de Lille a coûté près de 700 millions d’euros à la collectivité. Il s’agit simplement d’une polémique politicarde.

Quand le stade sera-t-il rentable?

Nous prévoyons une montée en puissance très rapide. Il n’y a qu’a regarder ce qu’il se passe en Europe : le Bayern Munich a quasiment fini de rembourser ses emprunts en moins de dix ans. C’est aussi le cas, à Londres, de l’Emirates Stadium d’Arsenal.

Je ne me fais pas de souci en ce qui concerne la fréquentation du grand stade de Lyon. C’est à peu près le même concept que les multiplex de cinéma. En améliorant la capacité et le confort, la fréquentation augmente. La vitesse de remboursement de la dette du stade, elle, sera un peu dépendante des résultats de l’équipe.

>>A lire aussi - Lyon: le Stade des Lumières verra bien le jour

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