Jean-Christophe Sciberras : "être compétitif conditionne les emplois de demain"

Jean-Christophe Sciberras, DRH de Solvay et président de l’Association nationale des DRH, a expliqué à BFM Business, ce lundi 4 février, que la question de la compétitivité restait déterminante. En évoquant le cas de Renault.

Julien Marion
Le 04/02/2013 à 9:25
Mis à jour le 04/02/2013 à 9:29
Pour Jean-Christophe Sciberras, le secteur automobile français doit se réajuster (BFMbusiness.com)

Le climat social se tend en France et les annonces de suppressions de postes se multiplient. Le gouvernement a ainsi à son agenda plusieurs dossiers chauds : fermeture de l’usine d’Amiens-Nord de Goodyear ou encore les négociations portant sur la compétitivité chez Renault qui reprennent ce 5 février.

Jean-Christophe Sciberras, directeur des ressources humaines (DRH) de Solvay et président de l’Association nationale des DRH de France, est revenu, ce lundi 4 février, sur ce dernier sujet, dans l’émission Good Morning Business de BFM Business. Il a ainsi rebondi sur les propos d’Arnaud Montebourg appellant les salariés de Renault à signer un accord de compétitivité.

"La question des enjeux de compétitivité est déterminante. Etre compétitif est ce qui conditionne les emplois de demain. Quand on regarde le plan de Renault, il est à la fois prudent et ambitieux", a lancé le DRH de Solvay.

Il approuve le fait qu'Arnaud Montebourg invite les salariés à accepter le plan et rappelle l’ampleur des restructurations qui ont eu lieu outre-Atlantique. "Quand on regarde la manière dont l’industrie automobile américaine s’est réajustée en 2009, on se rend compte qu’il faut bien que nos entreprises automobile doivent se réajuster et elles le font d’une manière qui est beaucoup plus convenable socialement".

L'accord sur l'emploi "équilibré"

Jean-Christophe Sciberras a également exprimé sa grande satisfaction quant à l'accord portant sur la réforme du marché du Travail. "Cet accord ouvre des pistes et permettra, par la négociation collective d’arriver à trouver des solutions aujourd’hui impossibles en raison du code du Travail très rigide, qui donnait lieu à des insécurités juridiques. Au fond l’accord essaie de résoudre ces insécurités juridiques", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il considère, comme Laurence Parisot, que cet accord "est équilibré" entre salariés et employeurs. Il appelle ainsi le gouvernement les parlementaires à ne pas briser cet équilibre, en dénaturant l’accord auquel patronat et syndicats ont abouti. Le projet de loi transposant les conclusions de cet accord sera présenté le 6 mars prochain en Conseil des ministres.

 

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