Florange nationalisé si Mittal refuse de céder l'ensemble du site

Arnaud Montebourg a annoncé mercredi qu’un repreneur a été trouvé pour racheter le site de Florange. Il a aussi assuré être prêt à nationaliser l'ensemble du site si ArcelorMittal refuse de mettre en vente la totalité de l'usine.

J.M. | AFP | vidéo Mélanie Vecchio
Le 28/11/2012 à 19:15
Mis à jour le 29/11/2012 à 8:05
Le deal a le mérite d'être clair. Arnaud Montebourg a reçu, ce mercredi 28 novembre, les syndicats du groupe ArcelorMittal au ministère du Redressement productif, pour évoquer l'avenir du site de Florange.

A l'issue de leur rencontre, plusieurs délégués syndicaux ont confirmé une information: le gouvernement serait prêt à nationaliser l'ensemble du site de Florange si ArcelorMittal refuse de mettre en vente la totalité de l'usine.

Nationalisera ou nationalisera pas ?

"Montebourg nous a assuré que si Mittal ne fait pas marche arrière, la nationalisation se fera", a déclaré Walter Broccoli (FO), ce qu'a confirmé Philippe Verbeke (CGT).

Le gouvernement avait déjà dit qu'il était prêt à nationaliser temporairement le site de Florange, dans le but de favoriser sa reprise. Les repreneurs qui se sont manifestés jusqu'ici sont, en effet, intéressés par l'ensemble du site de Florange. Or, ArcelorMittal ne compte céder que les hauts-fourneaux de l'usine ainsi que la cokerie.

 

Le bras de fer Montebourg-Mittal sur Florange sous l'arbitrage de Hollande


Florange : comment nationaliser le site d’Arcelor Mittal


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