La Française des Jeux résiste à la crise en "redistribuant toutes les mises"

L’opérateur de jeux de hasard français a signé une année record en 2012. Son patron Christophe Blanchard-Dignac était l’invité du Grand Journal le 4 décembre.

Nina Godart | BFM Business
Le 04/01/2013 à 19:04
Christophe Blanchard-Dignac, PDG de la française des Jeux, craint un ralentissement de l'activité en 2013 (BFM Business)

La Française des Jeux ne connaît la crise. Son chiffre d’affaires a augmenté de 6% en 2012 par rapport à 2011, à 12 milliards d’euros. 26 millions de Français auront joué. Pour son PDG, Christophe Blanchard-Dignac, le calendrier exceptionnel de l’année qui vient de s’achever n’y est pas pour rien. Il cite pêle-mêle les Jeux Olympiques de Londres, l’Euro de football, les trois vendredi 13, le 10/11/12, le 12/12/12, etc..

Mais l’explication principale de la résistance de la FDJ selon son patron, c’est que "95% des sommes misées sont redistribuées". C’est, selon lui "ce qui plait en période de crise". Cette redistribution peut intervenir sous forme de gains, de contribution à l’intérêt général, de fonds versés aux commerçants de proximité, etc. Il cite notamment "le sport pour tous, financé par une contribution sur les mises de la Française des Jeux".

Quand le chômage augmente, les Français jouent moins

Les 5% que garde le groupe détenu à 72% par l’Etat, assure Christophe Blanchard-Dignac, est utilisé pour faire tourner la boutique ou pour investir dans de nouveaux jeux à proposer aux consommateurs.

Pour l'année qui commence, le patron du groupe reste prudent. Si 2012 a été une excellente année, elle "n’augure pas du tout de ce qui se passera en 2013".

Alors certes, il y aura deux vendredis 13 en 2013, et traditionnellement ces jours-là, "il y a deux fois plus de joueurs que d’habitude", indique Christophe Blanchard-Dignac. Mais rien ne garantit que la participation se maintienne. "Notre activité a beau être plus forte que d’autres, assure-t-il, le ralentissement nous impactera comme les autres". Il ajoute d’ailleurs que "quand le taux de chômage monte, c’est prouvé, les Français jouent moins".

Certains jeux accusent déjà le coup : le Rapido, sorte de loto à tirage rapide, a connu un fort ralentissement, de 4,5% en 2012. En revanche, le loto et l’Euro Millions sont des "marques très fortes, solides en période de crise". Sur ce dernier jeu, les Français s’en sortent très bien, se félicite Christophe Blanchard-Dignac : "alors qu’ils mettent 22% des mises, ils remportent 25% des gains".

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