Euro Disney pourrait être victime de ses rumeurs de rachat

Le groupe qui s'envolait en Bourse depuis vendredi soir a stagné ce mardi 28 août. Les analystes se méfient des rumeurs de rachat des titres que Walt Disney ne détient pas encore dans sa filiale française.

BFMbusiness.com | AFP
Le 28/08/2012 à 18:36
Mis à jour le 29/08/2012 à 9:30
Spéculations de rachat sur le titre Euro Disney  (DR)

Les chiffres clés > 32,43% de progression lundi à 6,82 euros

> 22,04% de hausse vendredi à 5,15 euros

"Le coup de baguette magique", "Dernière attraction de la Bourse de Paris", "Le titre flambe"... Depuis vendredi, Euro Disney est au centre de toutes les conversations des spéculateurs.

Pourtant, ce mardi l'enthousiasme est retombé et le titre a stagné en Bourse. Beaucoup d'analystes ne croient pas aux rumeurs.

Explications de l'engouement en Bourse

Vendredi, le titre Euro Disney a pris 22,04%. Ce lundi, il a bondi de 32,4% après avoir atteint les 40% en séance. Contrairement à février 2011 où l'ascension du titre de l'exploitant de Disneyland Paris avait été aussi fulgurante que mystérieuse, cette fois-ci, c'est un article de l'hebdomadaire américain Time qui a allumé la mèche.

Selon Time, citant des sources proches du géant américain des loisirs, des discussions sont menées en interne pour racheter les actions d'Euro Disney que le groupe ne détient pas encore.

Walt Disney Company (WTC) détient 39,8% d'Euro Disney. 10% sont entre les mains du prince saoudien al-Walid et les 50,2% restants entre celles d'investisseurs individuels et public.

"La raison principale d'un rachat serait que la maison mère ait envie de reprendre la main sur la stratégie du groupe car son lourd endettement fait qu'elle est dictée aujourd'hui par les banques", explique un spécialiste interrogé par l'AFP.

Un groupe en crise

L'an dernier, la dette d'Euro Disney atteignait 1,87 milliard d'euros contre 1,93 milliard précédemment.Depuis 20 ans, 12 de ses 20 exercices se sont soldés par des pertes nettes.

Le groupe rembourse néanmoins chaque année une partie de ses dettes (123 millions d'euros l'an dernier, 150 millions prévus cette année).

Mais au passage, il reporte le paiement d'importantes royalties destinées à la maison mère quand ses performances ne le permettent pas, grâce à des covenants.

Disneyland Paris a beau être le premier parc d'attractions européen avec 15,6 millions de visiteurs l'an dernier, il ne tourne pas à pleine capacité. Alors que la direction d'Euro Disney comptait sur le 20e anniversaire du parc en 2012 pour relancer les entrées et ses comptes, les résultats étaient encore en deçà à fin juin.

Le dossier Euro Disney est aussi politique. Le groupe est lié depuis l'origine par une convention avec l'Etat et les collectivités locales pour assurer le développement de l'Est parisien. La convention, qui expirait normalement en 2017, a été prolongée jusqu'en 2030.

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