Danone va supprimer 900 postes en Europe d'ici à 2014

Le groupe d’agroalimentaire a annoncé, ce mardi 19 février, réduire ses effectifs de cadres d’environ 10% sur le Vieux Continent. Il s’agit évidemment de faire face à la conjoncture dégradée.

Julien Marion | AFP
Le 19/02/2013 à 8:24
Mis à jour le 19/02/2013 à 9:24
Le géant de l'agroalimentaire tente de faire face à la conjoncture dégradée en Europe (Reuters)

DANONE

La saison des résultats est l’occasion pour les grandes entreprises d’annoncer leurs prévisions, mais aussi leurs mesures pour s’adapter à la conjoncture. Ce mardi 19 février, le géant de l’agroalimentaire français, a annoncé la suppression de 900 "postes managériaux", c’est-à-dire 10% de ses cadres, en Europe d’ici à 2014.

Ces suppressions de postes viennent s’ajouter à la restructuration prévue par le vaste plan d’économie de 200 millions d'euros, dévoilé en décembre dernier, qui vise à faire face à la conjoncture dégradée en Europe.

L'annonce a permis au cours de Bourse de décoller. Peu après l'ouverture des marchés, le titre Danone prenait plus de 4%, sur le CAC40.

Ces réductions d'effectifs privilégieront "la mobilité interne et des départs volontaires", précise Danone dans le communiqué. Ces suppressions de postes sont liées à une profonde réorganisation qui va diminuer de moitié "le nombre d’unités de management", en opérant des regroupements de divisions distinctes.

"En Europe, on n'a pas de problème de positionnement stratégique mais il y a une baisse forte de la consommation et un problème de pouvoir d'achat", expliquait, en décembre, le directeur délégué général à la présidence, Laurent Sacchi.

Un actionnaire qui pousse à réduire les coûts

Les résultats de Danone traduisent ce constat. Les indicateurs du groupe progressent bel et bien: le chiffre d’affaires a ainsi dépassé pour la première fois les 20 milliards d’euros, à 20,87 milliards d’euros, soit une hausse de 5,84% à périmètre constant et un bénéfice de 1,81 milliard d’euros.

Mais ces bons chiffres sont principalement tirés par les pays émergents, avec des ventes hors Europe qui représentent plus de 60% du chiffre d’affaires. Au premier rang des locomotives de croissance, figurent ainsi la Chine, la Russie et les Etats-Unis, pays qui avait été qualifié de "pays émergents pour le marché du yaourt" par Franck Riboud, le PDG de Danone.

A l’inverse, les ventes du groupe en Europe font grise mine avec un recul de 3%.

De plus, depuis novembre, Danone doit composer avec la montée en puissance d’un actionnaire activiste, en la personne de l'Américain Nelson Peltz. Ce dernier , qui détient 1% du capital de l’entreprise via son fonds d’investissement Trian, pousse dans le sens d’une forte réduction des coûts.

Pour 2013, outre la baisse des dépenses de fonctionnement, Danone table sur une année "de transition" avec une hausse de ses ventes de 5%, mais une baisse de sa marge opérationnelle comprise entre 0,3 et 0,5%.

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