Chypre: Anastasiades élu président d'un pays au bord de la faillite

Le candidat de droite a été élu dimanche 24 février président de l'ïle de Chypre. Sa première action sera de négocier un prêt de près de 17 millions d'euros, soit l'équivalent du PIB chypriote.

BFM Business.com | AFP
Le 24/02/2013 à 19:24
Mis à jour le 24/02/2013 à 19:58
Nicos Anastasiades (à gauche) a remporté les élections présidentielles chypriotes avec  57,5% des suffrages (AFP)

Alors que Chypre est bord de la faillite, le pays organisait, ce dimanche 24 février, des élections présidentielles. Le candidat de droite Nicos Anastasiades a été élu avec 57,5% des suffrages exprimés au second tour, selon les résultats officiels après dépouillement de tous les bulletins.

Cet avocat pro-européen va devoir faire face à un défi de taille majeure : finaliser un plan de sauvetage européen évalué à 17 milliards d'euros, soit l'équivalent du PIB chypriote. Les ministres des Finances de la zone euro avaient en effet décidé de se prononcer sur un plan d'aide qu'une fois élu le nouveau dirigeant chypriote.

Elu sous le slogan "La crise a besoin d'un leader", le nouveau président était considéré comme le plus à même parmi les candidats à faire adopter des mesures d'austérité encore plus dures pour s'assurer le plan de sauvetage international. Il a ainsi promis de vastes réformes économiques.

Cependant, l'austérité annoncée et son image d'homme proche des grandes entreprises risquent d'attiser la colère des très puissants syndicats, en particulier sur les privatisations réclamées par les bailleurs de fonds et fermement rejetées par le président sortant, le communiste Demetris Christofias.

Qui est Nicos Anastasiades ?

Le nouveau président chypriote est né en 1946 dans le village de Pera Pedi, dans le sud de l'île. Il est marié et père de deux filles. Il a étudié le droit à Athènes et obtenu son diplôme en droit du transport maritime en 1971 à Londres.

Il s'est taillé une réputation d'homme à poigne toujours pragmatique lors d'une longue carrière politique sur l'île méditerranéenne.

Député sans interruption depuis 1981, il a pris la tête de son parti, Disy, en 1997 -dont il est un des fondateurs- y faisant taire les voix dissidentes et écartant rapidement les jeunes prétendants à sa succession.

En 2004, il avait cependant été vivement critiqué au sein même de sa formation pour avoir soutenu le plan de réunification de l'île négocié sous l'égide de l'ONU, accepté par les Chypriotes-turcs au Nord mais largement rejeté par référendum par les Chypriotes-grecs au Sud.

Depuis, il s'est un peu distancé de cette position. Il prône désormais un consensus politique pour mettre fin à la division de l'île, coupée en deux depuis l'invasion turque en 1974, mais ne semble pourtant pas avoir de stratégie claire dans ce dossier.

 

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