Amazon lancerait son offre de vidéo en France en mars 2013

Canal Plus a déclaré avoir vendu des droits à l'américain pour une offre de vidéo à la demande illimitée sur abonnement.

Jamal Henni
Le 09/10/2012 à 16:47
Mis à jour le 09/10/2012 à 16:48
L'offre Lovefilm d'Amazon compte déjà 2 millions de clients en Europe (Amazon)

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"Amazon lancera son offre de vidéo à la demande en France en mars 2013". L'annonce n'a pas été faite par l'américain, mais par... le président de Canal Plus. "Nous le savons, car notre filiale StudioCanal vend des droits exclusifs à Amazon pour un lancement en mars 2013 sur le Kindle Fire", a précisé Bertrand Meheut mardi 9 octobre lors d'une audience devant le Conseil d'Etat.

Précisément, l'offre d'Amazon est un forfait de vidéo à la demande illimitée en échange d'un abonnement mensuel -ce qu'on appelle la vidéo à la demande par abonnement, ou en anglais subscriber video-on-demande (SVOD). L'américain revendique deux millions d'abonnés SVOD dans cinq pays d'Europe: Grande-Bretagne, Allemagne, Suède, Norvège et Danemark. L'offre est commercialisée sous la marque LoveFilm, du nom de la société britannique rachetée par Amazon en 2008.

Très en verve, le directeur général adjoint de Canal Plus Maxime Saada a aussi annoncé l'arrivée d'une autre offre de SVOD, celle de l'américain Netflix, pour "début 2013".

Menace fantôme?

En effectuant ces annonces, les dirigeants de la chaîne cryptée veulent montrer que le marché de la SVOD va devenir très concurrentiel. Mais d'autres restent sceptiques: "Pour l'instant Netflix n'est  pas là, et on ne le voit pas venir", a répondu lors de cette audience Nadine Mouy, chef du service des concentrations à l'Autorité de la concurrence.

Les rumeurs sur l'arrivée de ces géants américains circulent depuis plusieurs mois, mais aucune ne s'est vérifiée à ce jour. Il y a un mois, Le Figaro assurait par exemple qu'Amazon allait débarquer en France en novembre 2012.

L'Autorité de la concurrence a expliqué avoir interrogé ces géants américains, qui lui ont indiqué ne pas vouloir venir en France à court terme en raison de la réglementation hexagonale. En particulier, la chronologie des médias impose, avant de proposer un film en SVOD, d'attendre 3 ans après la sortie en salles. "Il est totalement possible de proposer des films américains en SVOD à moins de trois ans", a affirmé Maxime Saada. La subtilité est la suivante: les majors hollywoodiennes n'ont pas signé l'accord français sur la chronologie des medias, et pourraient donc potentiellement la violer.

En attendant, l'Autorité de la concurrence estime donc que la principale offre de SVOD en France reste celle de Canal Plus, baptisée Canal Play Infinity. "Mais l'offre de séries de M6 compte beaucoup plus d'abonnés que notre offre", a assuré Maxime Saada.

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