Le réalisateur japonais Nagisa Oshima est mort

Il a notamment réalisé les films "l'Empire des Sens" et "Furyo".

BFMTV.com avec AFP
Le 15/01/2013 à 15:14
Mis à jour le 15/01/2013 à 17:03
Nagisa Oshima s'était fait connaître du grand public avec L'Empire des sens, long-métrage sulfureux censuré au Japon, mais révélé sur la Croisette en 1976. (Argos Films)

Nagisa Oshima, réalisateur japonais du film qui fit scandale l'Empire des Sens et du drame de guerre Furyo, est décédé mardi après-midi près de Tokyo à l'âge de 80 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

"Mon père est mort calmement", a déclaré son fils cadet Arata. "Il était avec les membres de sa famille, sa femme Akiko et son fils aîné Takeshi. Je n'étais pas là." Réalisateur prolixe, Nagisa Oshima était cependant resté silencieux depuis une décennie.

"Mon père était à l'hôpital depuis l'année dernière et il est mort d'une infection pulmonaire", a précisé son fils.

Films sulfureux

Amoureux de la Nouvelle vague française et du cinéma européen, Nagisa Oshima s'était fait connaître du grand public avec L'Empire des sens, long-métrage sulfureux censuré au Japon, mais révélé sur la Croisette en 1976.

Inspiré d'un fait-divers, le film dévoilait sans tabou les moeurs et ébats de la bourgeoisie nipponne d'avant-guerre, à travers la spirale érotique dans laquelle s'entraînent un homme marié et sa servante.

Mais Nagisa Oshima n'en était pas à son premier scandale. Avec Furyo, dans lequel il dirige David Bowie, il secoue de nouveau le Festival de Cannes en 1983. L'action du film se situe dans un camp japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, où les prisonniers occidentaux sont soumis à la torture. Le film s'attache notamment à la relation trouble, sado-masochiste, qui se noue entre un officier britannique et son geôlier.

Mais rien ni personne n'a empêché à Oshima de prendre des libertés avec la bienséance. Trois ans plus tard, il osait, avec Max mon amour, film tourné en France, la liaison d'une femme mariée (jouée par Charlotte Rampling) avec... un chimpanzé.

Comme un symbole, son dernier long-métrage, sorti en 2000, se nomme Tabou. Le réalisateur francophile y abordait de front le thème de l'homosexualité dans l'histoire de l'armée japonaise.

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