Beyoncé veut faire censurer des photos et devient un meme planétaire

SUR LES INTERNETS - On appelle ça l"'effet Streisand". "Queen B" est victime des moqueries des internautes depuis qu'elle a demandé à un site américain la suppression de photographies la montrant peu à son avantage.

Tristan Berteloot
Le 07/02/2013 à 17:21
Mis à jour le 07/02/2013 à 17:29

On savait Beyoncé Knowles très soucieuse de son image. On ne se doutait pas que ce trait de personnalité se retournerait un jour contre elle. Et pourtant. Depuis quelques jours, la chanteuse américaine doit faire face aux moqueries des internautes, qui diffusent et détournent à l'envi des photographies peu flatteuses de la star, prises lors de sa prestation au Superbowl 2013. (Exemples ici, ici, ici, ou encore ).

En cause, la diffusion par le site américain buzzfeed d'un mail lui réclamant la suppression des clichés en question, publiés dans un diaporama intitulé "les 33 moments les plus féroces du show de Beyoncé". "Il y a plusieurs photos peu flatteuses que nous vous demandons respectueusement de changer. Je suis certaine que vous pourrez trouver de meilleures photos. Les pires sont les numéros 5, 6, 10, 11, 12, 19 et 22", écrit notamment l'agent de "Queen B".

Raté. En guise de réponse, le site a préféré publier le message, tout en isolant les photos… lesquelles alimentent depuis un meme proportionnellement aussi puissant que la jeune femme est célèbre.

Effet Streisand

Sur les Internets, on appelle ça "l'effet Streisand", comme dans "Barbra Streisand", la diffusion à grande échelle d'une photographie ou d'un document ayant fait l'objet d'une tentative de censure. Le phénomène porte le nom de sa première victime, la chanteuse américaine Barbra Streisand, donc, après la propagation massive d'une photographie aérienne de sa demeure de Malibu, que la chanteuse avait voulu faire interdire, ce qui avait eu comme effet inverse de faire prendre connaissance au public de son existence. Le cliché avait alors été vu des centaines de milliers de fois.

L'ancien ambassadeur de France en Tunisie, Boris Boillon, connait bien "l'effet Streisand", lui qui en a été victime en 2011 après avoir menacé de poursuites judiciaires toutes personnes utilisant des images de lui destinées à l'usage privé. En l'occurrence, une photographie du sarkoboy en maillot de bain, trouvée par un internaute sur un site de rencontres. Là encore, détournée largement sur les Internets. Plus récemment, Anne Hidalgo, qui avait mis en demeure Twitter de supprimer tous les tweets relayant une prétendue liaison passée avec l'actuel président de la République François Hollande, dont serait né un enfant, avait vu la rumeur enfler de façon exponentielle.

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