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Salon de la photo: Jean Marquis, 90 ans, et toujours un regard "lumineux"

Jean Marquis et sa photo Dockers. Liverpool (Angleterre), 1955
 

"Un Regard lumineux" est la Grande expo du Salon de la photo 2016. Elle retrace l'œuvre de Jean Marquis qui célèbre ses 90 ans cette année. BFMTV.com l'a rencontré.

  • La révolution numérique 

    "Je n’y connais rien aux ordinateurs, je vous l’avoue", reconnaît l'homme bien campé sur sa canne. Il confie alors que sa fille l'a beaucoup aidé pour préparer l’exposition du Salon de la photo. "Elle a été en quelque sorte mon interprète", s'amuse-t-il. "C’est aussi par amour que j’ai fait cette exposition, là ce n’est pas le même amour, c’est l’amour de ma fille. C’était merveilleux qu’elle s’intéresse à ces photos, qu’elle les scanne et les mette sur ordinateur", dit-il en lui lançant un regard bienveillant. 

    Cette plongée dans ses archives va lui faire redécouvrir des images qu'il avait complètement oubliées. "Cette façon de voir les photos via l’ordinateur. Ma fille me disait avec son mari: 'pourquoi tu n’as pas tiré celle-là, puis celle-là?' Je ne pouvais pas tout tirer, c’était trop compliqué à l’époque, et puis, les tirages n’étaient pas donnés dans les labos", reconnaît l'ancien photoreporter.

    Selon lui, il y a une "véritable cassure avec la photo chimique, si je puis dire, telle que je la pratiquais, et la photo numérique". Le changement va au-delà du traitement, pense-t-il. Cette technique vient aussi influencer les cadrages. "On fait plus, je crois maintenant, des gros plans, de photos de personnages qui sont face à la caméra et qui racontent leur expérience plutôt que la photo de quelqu’un qui, comme moi, aurait dû me lever et faire des photographies avec un appareil en suivant cette espèce de danse du scalp que l’on fait autour des personnages", décrit-il.

    "Maintenant, il suffit, notamment à la télévision, d’un portrait d’un personnage parlant. Nous sommes dans le même cadre que les hommes politiques: de face, en train de discuter et non pas en train de cadrer, de saisir quelque chose de nouveau à travers l’œil", conclut-il.

    Celui qu’on a parfois qualifié " d’oublié de Magmum " mérite vraiment qu’on redécouvre son oeuvre. L'exposition Jean Marquis, un regard lumineux se tient du 10 au 14 novembre porte de Versailles à Paris.

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